Comment arrêter de vouloir changer ses proches

Un petit article rapide en mode recette de cuisine à deux ingrédients : aujourd’hui on va apprendre à être heureux·se tout en cessant de vouloir changer ses proches. Comme toutes les bonnes choses sont plus faciles à écrire qu’à faire, ben moi aujourd’hui je vais juste les écrire, et ensemble on tentera, jour après jour, de faire de notre mieux avec tout ça.

Aujourd’hui je vois deux ingrédients incontournables dans cette recette magique : l’expression authentique et le lâcher prise. Les deux se nourrissent l’un l’autre et me semblent incontournables.

Le lâcher prise

Celui là c’est un peu le pouvoir magique.

C’est renoncer à vouloir changer l’autre (vraiment renoncer, pas juste faire semblant pour arriver à ses fins, figurez-vous que dans l’énergie c’est pas pareil et l’univers n’est pas dupe…). C’est apprendre à faire tel quel, à faire autrement, à faire avec.

C’est aussi pratiquer la gratitude pour mes proches tel·les qu’iels sont, pour leurs bons côtés (et leurs autres côtés, si j’y arrive). C’est aussi apprendre à me donner moi-même, ou à demander à d’autres, ce que j’aime vivre et que j’aimerais recevoir de mes proches.

Finalement, c’est apprendre aussi à offrir cela, sans attendre que l’autre fasse de même en retour. Ceci permet d’éviter la spirale du « si tu fais pas ça pour moi alors pourquoi je le ferais ? » qui mène à l’épuisement par le vide de la relation.

Cet ingrédient est pour moi indispensable pour sa magie : dès lors que je lâche quelque chose, j’ai observé dans mon expérience que ça libère le terrain pour qu’autre chose éclose, souvent bien meilleure d’ailleurs que le truc initial que j’attendais.

L’expression authentique

C’est le deuxième ingrédient.

Parler, dire à l’autre ce qui ne me convient pas, en disant ce que j’aime vivre, en faisant des demandes concrètes, appuyées sur mes ressentis profonds, sur mes valeurs et aspirations, sur ma vulnérabilité, mon honnêteté, ma sincérité.

Cet ingrédient là est un cadeau fait à l’autre, qui lui permet de prendre conscience de là où nous en sommes. C’est une forme de feedback qui va lui donner le choix de contribuer pour moi, s’iel en a l’élan et les moyens.

Cet ingrédient permet aussi à l’autre de prendre sa responsabilité dans la relation, d’avoir plus de clarté sur ce qui se vit pour moi, c’est un cadeau de vulnérabilité.

Bien sûr, ça aidera si j’arrive à m’exprimer depuis un espace détendu, en prenant vraiment la responsabilité de ce que je vis (sans croire que l’autre est responsable de ce que je vis, sans exiger des trucs, sans reproches, etc.).

Les deux ingrédients sont indispensables

Si je ne fais que le lâcher prise, je me lâche la main ! L’autre reste inconscient de l’effet de ses actions sur moi, alors que parfois iel pourrait être ravi·e de contribuer, de modifier des trucs, avec joie, élan, entrain, envie…
En gros, ma parole est un cadeau pour l’autre, ça serait dommage de nous en priver. Et si je me tais, je risque (si je ne prends pas assez soin de moi) petit à petit de vider la relation, de m’en désengager, et de finalement confondre le lâcher prise avec l’abandon de soi.

Si je ne fais que dire ma vérité et faire des demandes sans lâcher prise sur le changement de l’autre, je suis en mode « je serai heureuse quand tu auras changé ». Je fais dépendre mon bien-être des actions (futures, incertaines) de l’autre. Je suis dans l’attente, le contrôle, la pression.
Et j’imagine que vous avez comme moi cette expérience : un humain pressurisé à changer ne change pas rapidement, voire pas du tout, en tout cas pas pour des raisons douces à mon coeur. Bref, c’est pas efficace.

En quelques mots

La recette est donc la suivante : la persévérance est un mélange de proactivité expressive et de lâcher prise sur le résultat. C’est une chose bien différente que l’exigence ou l’abandon du résultat.

Le super bonus final (si si, même après la conclusion c’est possible)

Moi j’ai la croyance que ce qui m’énerve (m’attriste, me met hors de moi, me fait me sentir supérieure, inférieure, etc.) chez l’autre n’est qu’un simple reflet de quelque chose qui est en moi, et que je ne vois pas encore.

Ainsi, l’apprentissage d’aimer l’autre tel·le qu’iel est est une merveilleuse façon de m’aimer un peu plus moi-même, et de petit à petit récupérer tous mes aspects oubliés, refoulés, les orphelin·nes de ma conscience.

Finalement, chaque émotion inconfortable vécue au contact de mes proches est une occasion supplémentaire d’aimer davantage… Et moi j’aime ça…

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