Le lâcher-prise des jours tout gris

Il y a parfois des moments où je me sens une bouse dans ce que je fais ou je dis, où le décalage entre mes aspirations, mes rêves, et mes moyens effectifs du moment est trop énorme.

Dans ces moments là, j’ai parfois la tentation de mettre en place des trucs, pour m’améliorer, corriger mes errances, progresser. J’ai fait ça des milliers de fois dans le passé, je continuerai peut-être à le faire encore…

Et en même temps, à chaque fois que je fais ça (vouloir m’améliorer ou progresser), je m’envoie le signal que je suis moche (imparfaite, non aboutie, pas assez bien, etc.) telle que je suis et qu’il est nécessaire de me changer.

Puis-je pour un temps accepter d’être médiocre, pas parfaite, avec ma goutte au nez et mes envies d’être meilleure ? Puis-je me voir et me reconnaître ainsi ? Puis-je pour un temps ouvrir grand mes bras intérieurs à celle que je suis, qui se sent toute petite et pas géniale, ainsi qu’à celle qui n’est pas contente d’être ça, et respirer un coup avec tout cela ?

Une crainte se lève : oui mais si je m’accepte telle quelle, je ne ferai plus rien !

L’expérience répond : tu as déjà fait cela cent fois. Souviens toi, à la seconde où tu arrêtes d’améliorer un truc, ça se détend et l’évolution peut avoir lieu. Rappelle toi tes expériences : ce lâcher-prise, respirer avec tout cela, fait simplement la place nette pour une action, il ne t’a jamais figé dans la médiocrité. Et même si c’était le cas un jour, on pourrait se dire : et alors ?! La médiocrité est aimable aussi, tu le sais…

Oui je me souviens, quand je me tends vers quelque chose, c’est justement ça qui me fige. Si je lâche alors ça cesse immédiatement et le mouvement de la vie, l’évolution, se fait organiquement. Peut-être pas vers l’endroit que je visais initialement, ça c’est sûr, car la vie est bien plus créative que moi et aura de meilleures idées…

Pour résumer

  • « Me tendre pour évoluer » est le meilleur système de blocage de l’évolution.
  • « Me détendre en respirant avec là où j’en suis » est un merveilleux terreau pour une évolution créative, nouvelle et fraîche.

C’est un merveilleux paradoxe, j’adore ce truc, ça me fait vraiment kiffer 🙂

Et vous, vous aimez cette expérience du lâcher-prise ?

Pratique

Pour pratiquer, je vous propose de faire avec moi l’expérience sur une toute petite chose du quotidien, une merdouille sur laquelle habituellement nous râlons, et de faire le choix juste pour cette fois de respirer avec l’emmerdement et de ne rien faire, à part juste respirer et reconnaître que oui on en est là…


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6 commentaires sur “Le lâcher-prise des jours tout gris

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  1. Je te rejoins totalement sur ce sujet. Je crois que c’est un peu la raison pour laquelle je suis désormais réticent à lire des livres de développement personnel, car j’ai constaté que chez moi cela donne trop de pouvoir au « cérébral » et ne laisse pas le champ libre au « tripal ».

  2. Merci ! Bonne remarque en effet, je te rejoins sur l’importance des tripes ! Bon, je trouve quand même plein de livres de dévperso qui proposent des exos qui s’incarnent dans l’expérience concrète et qui reposent massivement sur des trucs tripaux :-), intuitifs, émotionnels, sensoriels, donc je suis pas prête d’arrêter de lire 🙂

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