Petit à petit, la Communication NonViolente embellit ma vie…

Hello, alors aujourd’hui j’ai envie de célébrer que la pratique de la Communication NonViolente (CNV) embellit ma vie !

Pour cela je vais vous raconter une petite situation de ma vie quotidienne, pour laquelle je suis passée spontanément et sans effort de l’humeur « les autres m’emmerdent et je n’y peux rien » à l’humeur « j’ai le pouvoir d’embellir ma vie ». Observer ça me permet de mesurer le chemin parcouru, de voir que ma pratique régulière de la CNV contribue à mon intégration du processus. Petit à petit j’en vois les conséquences concrètes dans mon quotidien, qui s’allège et s’embellit.

La situation initiale

Ça commence comme un matin ordinaire à Grenoble : je suis sur mon vélo et je vais au boulot. A priori tranquille, il fait plutôt beau… Bon rapidement ça se corse, ça commence avec un chauffeur de taxi garé dans la piste cyclable, qui m’oblige à un gros écart sur la chaussée à contresens, merde. Ça continue deux cents mètres plus loin, cette fois c’est un livreur qui a installé son camion au beau milieu de la rue, et de telle sorte qu’on ne peut pas se glisser ni à droite ni à gauche car ledit camion est parfaitement centré. Là je dois carrément descendre de vélo, passer entre deux voitures garées, prendre à pieds un bout de trottoir, pour revenir dans la rue. Ensuite ça continue, des piétons sur la chaussée qui traversent sans regarder, un conducteur qui décharge toutes portières ouvertes sans considération aucune des autres usagères de la route (et de moi donc), puis le pompon avec le conducteur d’une camionnette qui me frôle de super près. Bon à ce stade je suis super énervée, dans ma tête j’insulte tout le monde, j’accuse la terre entière de s’être liguée pour m’emmerder ce matin.

Ça commence à bouger

Et puis ça ne dure pas… Depuis quelques temps j’ai du mal à croire à mes propres histoires, là c’est comme si je devenais mon propre témoin, et je m’observe m’énerver et accuser tout le monde.

La clarté arrive. Je sais par expérience que si je vois des tas de cons autour de moi c’est que c’est en moi que ça va pas (et non à l’extérieur), alors tout naturellement mon regard se tourne vers l’intérieur avec cette question : que se passe-t-il donc pour moi maintenant ? Et là, pouf ça me saute aux yeux : j’ai un énoooorme besoin de considération qui braille depuis quelques jours. J’étais la veille dans un avion et dans des trains avec des tas d’incidents du même genre et plein de stimulus vécus comme du manque de respect, du coup ça crie fort en moi ce matin là.

Ne rien faire, juste respirer avec ce qui est là

Bon voilà, à ce stade je m’incline, avec un bon gros soupir, et je reconnais que oui je me dis que je manque de considération aujourd’hui. Ce qui me vient là est organique, je ne fais rien, je prends simplement le temps de respirer avec ça dans mes cellules, je reste avec ce manque, je reconnais qu’il est là et je lui dis « bienvenue ». Et je reste avec ça, je ne cherche rien à faire de spécial, je ne cherche pas à transformer quoi que ce soit, je respire à fond mon besoin de considération pas nourri et bien en creux, je le laisse vivre et prendre toute la place nécessaire.

Retournement

Au bout d’un petit moment, mes lectures et mes expériences passées me reviennent en bloc et le retournement se fait, spontanément. Je décide soudainement d’offrir de la considération aux gens autour, au monde autour, à la terre entière. D’un coup je ne me sens plus en creux mais avec l’envie puissante de donner ce truc si délicieux qu’est la considération ! A l’instant où ce truc arrive en moi je sens un déclic corporel, de la détente et comme un air frais, la joie qui monte. Quelques minutes à peine après ce changement, une personne à vélo manque de me débouler dessus, freine et m’envoie des excuses souriantes, qui viennent encore renforcer ma joie et mon état d’esprit. A ce stade la considération n’est plus un problème, plus un manque, mais un truc abondant qui ruisselle partout autour de moi, c’est super bon.

Célébration

Ce qui est bon là-dedans c’est qu’à aucun moment je n’ai fait d’effort, les étapes se sont pointées naturellement, organiquement, les unes après les autres, comme si ma tête, mon coeur et mon corps connaissaient le chemin du processus et que les bulles remontaient du fond de moi et éclosaient en un doux « pop ». C’est en voyant ça que je commence à comprendre le sens des mots persévérance et intégration, je vois l’intérêt de bosser avec mes petits cahiers, de pratiquer la CNV (et tous les autres trucs) à fond, et dans la vraie vie de tout lâcher, de me détendre, et de voir le chemin qui se fait. J’ai une gratitude immense pour ce processus de la CNV et tous les êtres qui ont contribué à sa création et sa transmission, et pour toutes celles et ceux avec qui j’ai pratiqué, parfois à leur insu d’ailleurs (désolée…). Hhmmm que c’est bon…


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